samedi 6 juin 2009

Les Vins du Siècle

La France a du talent. On le voit avec ce grand site fédérateur, bilingue et mondial , réalisé par un auteur incontournable et reconnu dans le monde entier.


Appellation par appellation, une sélection des meilleurs propriétaires de France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l'expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix... et surtout la possibilité d'entrer directement en contact avec eux.

Pas de vins à la mode, surcôtés ou de "jus de bois"... Patrick Dussert-Gerber s'attache à défendre et promouvoir l'éthique du vin. (...)

jeudi 25 septembre 2008

Montagne-Saint-Émilion Château La Grande Barde


Château la GRANDE-BARDE
Dominique Maurèze

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 64 98
Télécopie : 05 57 74 65 42
Email : chateaulagrandebarde@wanadoo.fr

Un vignoble de 9 ha marqué par son Merlot prédominant. Vous aimerez comme nous ce Montagne-Saint-Émilion 2005, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux. Excellent 2004, de belle couleur, intense, corsé, velouté, aux nuances de mûre et de truffe, aux tanins fermes et ronds à la fois. Le 2003 est un vin alliant structure et présence aromatique, très bien charpenté. Excellent 2002, typé, riche en couleur comme en matière, de bonne garde.





Bordeaux Supérieur Château Bossuet


Château BOSSUET
Dubost et fils

33500 Catusseau
Téléphone :05 57 51 74 57
Télécopie : 05 57 25 99 95
Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

Au sommet. Un superbe Bordeaux Supérieur rouge 2005 (65% Merlot, 17,5% Cabernet franc, 17,5% Cabernet-Sauvignon), aux notes subtiles de petits fruits surmûris, aux tanins fermes et soyeux, un vin coloré, classique, de bouche souple et savoureuse, bien charnu, d’excellente garde. Le 2004 est de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), aux tanins très équilibrés. Son 2003 est de belle robe soutenue, aux tanins riches, aux connotations caractéristiques de fruits frais et de sous-bois, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche. Goûtez le Blanc Château Pâquerette, au nez de fleurs fraîches et de petits fruits secs. Même propriétaire que le Pomerol Château Lafleur du Roy.

lundi 15 septembre 2008

Mauvinon à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés

Coup de cœur pour leur Saint-Émilion GC 2005, corsé, riche en couleur comme en matière, persistant, au nez dominé par la fraise des bois, mariée à des notes de cuir et d’humus, aux tanins présents et soyeux à la fois, un vin riche et structuré, d’une bonne longueur en bouche, très prometteur. Le 2004 est gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte, est superbe, bien charnu, typé, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale, vraiment savoureux. Le 2002, avec des nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, est un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, encore très jeune. Leur 2001, au nez puissant et subtil à la fois, de belle charpente, tout en bouche, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire…), de cuir et de truffe, est un vin dense, complexe comme il se doit, fondu et très prometteur. Le 2000, puissant et bien savoureux, est ample, de couleur profonde, un vin avec beaucoup de structure, au nez subtil et épicé, qui poursuit une très belle évolution, idéal sur un gigot d’agneau. Le 99 est savoureux actuellement, intense en couleur et en arômes, très parfumé (mûre, poivre…), un vin de bouche charnue, bien persistant en finale. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir, ce qui n'est pas rien.

Château MAUVINON
(SAINT-ÉMILION)
Brigitte et Philippe Tribaudeau
Saint-Sulpice-de-Faleyrens
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 24 64 79
Télécopie : 05 57 74 44 96
Email : chateaumauvinon@worldonline.fr
Ou : www.chateau-mauvinon.com

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Millesimes


samedi 6 septembre 2008

Le grand art du Champagne Gosset


 GOSSET

GOSSET


Jean-Pierre Cointreau
69, rue Jules-Blondeau - BP 7
51160 Ay
Téléphone :03 26 56 99 56
Télécopie : 03 26 51 55 88
Email : info@champagne-gosset.com
Ou : www.champagne-gosset.com

Splendide Champagne cuvée Célébris 95, un Champagne racé, distingué, tout en complexité d’arômes, dense en bouche, très élégante, au nez complexe et persistant. La Grande Réserve (46% Chardonnay, 39% Pinot noir et 15% Pinot meunier dont 12% de vins de réserve), d’une grande harmonie au nez comme en bouche, est un Champagne puissant, très charpenté mais très délicat à la fois, qui demande une cuisine riche. Le Grand Rosé Célébris brut 98 développe un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, à déboucher sur des mets épicés ou des crustacés. Remarquable, le Gosset Grand Millésime 99, issu d’un assemblage des meilleurs Crus (56% Chardonnay, 44% Pinot noir, Grands et Premiers Crus), de belle robe d’or pâle, limpide et douce, un superbe Champagne de belle vinosité mais avec cette nervosité caractéristique, très harmonieux, fin et riche, complet. Exceptionnel Champagne Célébris Gosset Blanc de blancs Extra brut cuvée l’Extra Pure, sélection du meilleur Chardonnay, en réalisant l’assemblage de quatre années, et de onze crus, de plusieurs méthodes de vinification, l’acide malique naturel a été préservé afin de restituer fraîcheur et puissance aromatique du Chardonnay.Un grand vin, de jolie robe dorée, une cuvée raffinée, très élégante, à l’attaque vive, très typée avec des arômes délicats de rose, de genêt et d’amande, ample et distinguée, avec des bulles très fines au cordon persistant, de bouche suave aux nuances de fruits frais et de biscuits légers en finale.



Millesimes


samedi 16 août 2008

La suavité du Meursault

Le vignoble est étalé en pentes douces, entre 230 et 360 m d’altitude. L’orientation est très favorable par son ensoleillement maximal. L’abondance de marnes blanches en milieu calcaire explique la prédominance de la production de vins blancs, car elles sont plus compatibles à l’acclimatation du Chardonnay. Le Meursault blanc a un bouquet très capiteux, typé amande amère ou sèche, feuillage, croûte de pain chaude, pomme reinette ; ils sont, en bouche, très consistants, avec un moelleux abondant qui touche à l’onctuosité. Leur persistance est sensationnelle. Certains Premiers Crus comme Aux Perrières, Le Poruzot, Les Bouchottes, Les Caillerets, Les Genevrières ou Les Charmes, provenant de propriétaires hors pair, sont alors exceptionnels, envoûtants, riches, moelleux, très typés, puissamment mais subtilement bouquetés (fleurs blanches et fruits secs), d’excellente évolution. Avec eux, nous entrons dans la catégorie des plus grands vins du monde.

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BOURGOGNE: SELECTION DES MEILLEURS VINS - MEURSAULT ★ ★ ★ ★


Millesimes

Les Pouilly-Fuissé incontournables

Poully-Fuissé, à la robe dorée, tout en finesse et en distinction. Les arômes puissants évoquent la noisette et les amandes grillées. Des vins de bonne garde, riches et savoureux, à la fois secs et gras.

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BOURGOGNE: SELECTION DES MEILLEURS VINS CÔTE CHALONNAISE ET MÂCONNAIS - POUILLY-FUISSÉ ★ ★ ★ ★

jeudi 3 juillet 2008

Château Clauzet

Pour Maurice Velge, l’aventure Château Clauzet est la concrétisation d’un vieux rêve. “Mon père avait une cave merveilleuse avec principalement des vins du Médoc, raconte-t-il, ainsi que de très bons amis. Le monde du vin m’a toujours attiré et, lorsque l’opportunité d’acquérir des vignes s’est présentée, j’ai franchi le pas.” Le domaine compte aujourd’hui 30 hectares dont 27 en production sur les meilleurs terroirs de Saint-Estèphe, dont de jolies croupes qui bordent le fleuve. La variété des sols permet ainsi de jouer avec une riche palette de nuances. Château Clauzet présente un encépagement majoritairement composé de Cabernet-Sauvignon (55%) avec une proportion significative de Merlot (40%) et un complément de Cabernet franc (2%) et de Petit Verdot (3%). Une équipe compétente et dynamique s’est formée autour du Baron Velge. José Bueno est l’homme du vin, après 27 ans passés dans la société Baron Philippe de Rothschild où il était maître de chai, il s’occupe aujourd’hui de Clauzet.

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mercredi 11 juin 2008

Champagne Vincent d'Astrée

“Notre volonté est, avant tout, de mettre un terroir en adéquation avec son produit, nous explique son sympathique président, Patrick Boivin, et l’on ne peut que souscrire à cela, en effet (confer Article Talent). “Nous avons fêté l’an dernier les 50 ans de Vincent d’Astrée, poursuit-il, et cela nous a donné encore plus d’énergie et d’enthousiasme pour faire de l’excellence. Nous sommes très satisfaits de notre belle récolte 2007 qui laisse augurer des vins d’un bel équilibre alcool/acidité. Cela a été une bonne surprise, car nous ne nous attendions pas à ce niveau de qualité. Les vendanges se sont étalées durant trois semaines sous un soleil radieux. Nous avons préféré commencer par les Pinots meuniers qui avaient un équilibre sanitaire parfait, puis ensuite, nous avons vendangé les Pinots noirs et, enfin, nous avons terminé par les Chardonnays qui étaient superbes avec des degrés supérieurs à 9,5° , ils seront réservés à nos grandes cuvées. Le Chardonnay habituellement est un peu pauvre en sucre mais, en 2007, il fallait savoir attendre pour obtenir une belle maturité. Les vendanges se sont étalées grâce au beau temps qui a persisté et nous avons donc pris notre temps, 21 jours de vendanges c’est beaucoup, d’habitude en 10 jours, c’est terminé. Notre bel outil de travail nous est très précieux pour la précision de nos assemblages. Nous avons 150 cuves différentes, donc 150 vins différents qui entrent dans l’assemblage; cela correspond à nos parcelles, par exemple la Côte d’Épernay rassemble 6 à 7 communes. Nous vinifions séparément et cette complémentarité est très intéressante car on se rend compte qu’en dégustant cinq vins, chacun a un atout particulier qui va rendre l’ensemble plus équilibré, plus agréable, il y a vraiment quelque chose de magique dans l’assemblage, et ceci en fonction des années.”

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lundi 26 mai 2008

Château Certan de May

“Le 2007 est un millésime qui m’a stressé, nous avoue Jean-Luc Barreau, j’ai été très surpris par les raisins qui ont mis longtemps à mûrir, et puis, finalement, grâce au soleil de septembre, la nature a repris ses droits et nous avons récolté de très jolis raisins. Nous avons terminé les vendanges fin septembre, et je suis content de mes rendements de 40 hl/ha (34 hl/ha en 2006). C’était très sain, il y a eu un gros travail aux vignes, toute la saison : dédoubler les “yeux”, vendanges vertes, deux éclaircissages... mais le résultat dépasse nos espérances. En cuves, le vin a mis un certain temps à se révéler (toujours une école de patience) mais, par contre, dès le milieu de la fermentation, on a vu une couleur très foncée apparaître. On n’a peut-être pas la texture et la densité du 2005 mais, même après plusieurs mois de barriques, il ne se laisse pas envahir par le boisé, il est toujours sur le fruit, ce qui est très prometteur. On retrouve des notes de fruits noirs (cassis, mûre). En bouche, on a une très bonne densité, c’est plein, gras, avec de la souplesse, un vin très charmeur avec du volume et une finale assez longue.”
Pour patienter, il y a ce grand Pomerol 2005, un grand vin aux reflets pourpres, qui développe des arômes de fruits mûrs et de réglisse, de bouche puissante, très ample, charpentée et voluptueuse, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse, corsé et typé. Le 2003 est un grand vin, racé, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière, de garde. Le 2002 est remarquable, complexe, de couleur pourpre soutenu, très typé, très corsé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de garde. Splendide 2001, avec des notes de fruits noirs et de cuir, très riche, aux tanins très équilibrés, d’une grande élégance en bouche, où la charpente vient s’allier à la finesse, de grande évolution. On est au sommet.

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Millesimes

mardi 13 mai 2008

Champagne Pierre Mignon

“La vendange 2007 nous a agréablement surpris, nous explique Bruno Mignon. Malgré les quelques pluies de juin et juillet qui nous ont inquiété au début, le soleil et la chaleur de la fin août et septembre nous ont garanti une belle maturité de raisins, notamment les Chardonnays qui étaient magnifiques, surtout dans les crus de la Côte des Blancs. Nous avons eu également de très belles surprises avec les Pinot noir et le Pinot meunier qui étaient tout à fait acceptables. Ces vendanges ont été très pointues, très techniques, perfectionnistes. Les dates ont été fixées cépage par cépage, dans chaque commune mais aussi par parcelle, lieu-dit, exposition du terroir... C’est le résultat une vendange parfaitement maîtrisée techniquement qui n’a laissé aucune place au hasard et c’est grâce à ce suivi que les résultats sont si positifs. La belle arrière-saison, très chaude et sèche, a accéléré la maturité qui s’est faite dans d’excellentes conditions. Avec les vins de réserves 2005 et 2006, le 2007 et ses Chardonnays superbes et très aromatiques s’avère être un atout très favorable dans cet assemblage.”

Le brut Blanc de blancs Comte de Marne cuvée Millésimée 2000 est de robe jaune or, au nez de narcisse et de coing, avec une bouche très parfumée aux nuances florales et légèrement miéllées, un vin riche et puissant, qui allie vivacité et rondeur, d’une belle finale, tout en fraîcheur. Excellent Comte de Marne Brut Premier Cru Millésimé 2002, distingué, puissant et savoureux, alliant souplesse et fraîcheur en bouche, tout en finesse, aux arômes de fleurs blanches et d’abricot sec, de mousse abondante, très bien dosé. Le Champagne brut Grande Réserve Premier Cru (75% Pinot noir et 25% Chardonnay), associant rondeur et nervosité, au nez de noisette, de mousse abondante, dense, de bouche persistante et fruitée, un Champagne subtil, ample qui associe charpente et distinction, aux notes complexes de fruits secs et de pain grillé en finale. La Grande Cuvée est tout en fraîcheur aromatique, avec ces arômes de fruits frais et d’acacia, de mousse fine. Beau Blanc de blancs, puissant et bouqueté, d’une nervosité en bouche bien caractéristique, mêlant charpente et finesse, d’une belle finale, à ouvrir sur un sandre ou des quenelles de brochet. Le brut Tradition, alliant charpente et finesse, avec ces notes florales et fruitées, est un Champagne tout en rondeur, très agréable. Excellent rosé, très charmeur, de bouche ronde, légèrement épicé comme il se doit, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d’abricot, harmonieux au nez comme en bouche, à déboucher sur un saumon fumé comme sur un gâteau au chocolat. Remarquable rapport qualité-prix-typicité.

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dimanche 27 avril 2008

Graves Château Saint-Robert

“Issu d’un terroir argilo-calcaire et silico-graveleux sur fonc calcaire, précise Michel Garat, le Château Saint-Robert Graves rouge 2005 (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc), élevé en barriques durant 11 mois, d’un fruit éclatant, est un vin tout en saveurs, avec un tanin puissant sans astringence, associant puissance et finesse.Le Château Saint-Robert cuvée Poncet-Deville rouge 2005, médaille d’Or à Paris (60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon), élevé en fûts neufs, est plus intense, complexe, aux tanins fondus, de belle matière, de garde. Le Château Saint-Robert blanc 2006 (50% Sauvignon, 50% Sémillon) est très parfumé (poire, citron), de bouche vive et franche. Le Château Saint-Robert cuvée Poncet-Deville blanc 2006 (80% Sauvignon, 20% Sémillon), issu de bâtonnages réguliers (20% de barriques neuves) est tout en bouche, un vin ample et gras mais tout en fraîcheur, aux saveurs de fruits exotiques.


Nos autres propriétés :
Château Beauregard, un des fleurons de Pomerol : belle attaque ronde et charnue, aux arômes prononcés de fruits (fraise, cerise, myrtille), vin suave et harmonieux, très séduisant, d’un beau volume en bouche souligné par des tanins fins, d’une grande persistance raffinée.

Château Pavillon Bel-Air est un vignoble de 8 ha situé en Lalande-de-Pomerol, sur le fameux plateau de Néac, que nous avons racheté en 2003. Nous retrouvons les cépages traditionnels Merlot et Cabernet franc. Il y a aussi un hectare et demi situé sur Lalande-de-Pomerol qui s’appelle le Chapelain du Pavillon Bel Air. Le travail à la vigne ou lors de la vinification est assuré par l’équipe de Beauregard, c’est dire la qualité des soins apportés (vendanges manuelles, enherbements des vignes, nouveaux palissages, même type d’élevage, passage en barriques...). Le terroir de Lalande-de-Pomerol donne des vins plus vivaces, “croquants”, qui possèdent une personnalité propre.

Château Bastor-Lamontagne : très belle matière riche et onctueuse, de grande concentration, aux arômes très agréables d’agrumes (citron, pamplemousse), un vin bien équilibré et d’une belle élégance.
À ses côtés, Les Remparts de Bastor, le second vin, un peu moins concentré, et Cru Bordenave, un vin pur Sémillon, issu d’un petit terroir de deux hectares et demi plantés de ceps de 45 ans, un vin de haute concentration, une vraie expression du Sauternes traditionnel. Caprice est un Sauternes, présenté dans une jolie bouteille givrée, qui symbolise la fraîcheur et la légèreté, lui donnant une allure moderne, pour un vin qui rajeunit l’image du Sauternes.”

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lundi 21 avril 2008

Cash & Carry

"Il y a 3 ans, nous précise son Président, Patrice Gurria, Château Cash & Carry ouvrait ses portes au public. L’idée : assurer la prestation de deux intervenants pourtant aux antipodes de la commercialisation des vins. “3C” (diminutif attribué par les initiés) parvient en effet à réunir sous une même bannière la fonction de caviste (sans offrir la proximité du détaillant de quartier, il en offre les conseils), et le leitmotiv principal de la grande distribution : le prix (sans être aussi impersonnel que les rayons des supermarchés, il assure une tarification souvent identique, parfois plus attractive). Pourtant, la raison d’être originelle de cet entrepôt est bien celle d’une base logistique destinée à la restauration francilienne. L’objectif : donner aux restaurateurs la possibilité de présenter sur leurs cartes des vins de renoms devenus très onéreux, sans pour autant porter le stock. Pour faciliter l’achat de grands vins à l’unité et permettre un panachage personnalisé, l’ensemble de la gamme est, dès l’ouverture, présenté en caisses ouvertes...”

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Millesimes

mercredi 16 avril 2008

Château Rauzan-Gassies

“Pour ce millésime 2007, nous explique Jean-Philippe Quié, nous avons pratiqué des vinifications classiques extrêmement douces en misant sur une excellente extraction et des macérations longues afin de préserver le fruit et obtenir des vins équilibrés. Ce que nous avons voulu privilégié, que ce soit à Rauzan-Gassies, à Croizet-Bages ou à Bel-Orme, c’est leur grande élégance. Le 2007 est homogène, les tanins sont équilibrés. L’élevage en barriques s’effectue à 40% de bois neuf, comme d’habitude, et nous avons opté pour des bois à la chauffe plus douce pour obtenir un boisé élégant. Les vins qui ont fait leur malo en barriques ont parfaitement assimilé le bois, c’est déjà fondu, très élégant. Ce sera un vin superbement agréable à table. À Croizet-Bages, mon père, qui a suffisamment de recul puisqu’il fête ses 40 années à la tête des trois châteaux, soit plus de 120 vinifications, affirme d’ailleurs que le millésime 2007 est supérieur au 2005.

Les vinifications du 2007 n’ont pas été très différentes, ce qui a fait la différence, c’est la viticulture. Plus que jamais, nous avons fait de la sélection parcellaire, et la date de ramassage était primordiale. Chaque parcelle, même voisine, se comporte différemment, surtout dans un contexte climatique un peu capricieux. Le travail de surveillance au vignoble a été très pointu. La pousse a été très précoce, avec des après-midi d’avril où on se serait cru en plein mois de juillet. La floraison a été précoce mais hétérogène et cela a provoqué un peu de coulure, ce qui donne des rendements relativement plus faibles. Nous avons éliminé au fur et à mesure ce qui entamait la vigne et effeuillé.

Je reviens des États-Unis (Los Angeles, San Francisco, Chicago, New York) et je suis très heureux d’avoir rencontré des importateurs et des distributeurs américains qui ont beaucoup apprécié mes vins tout en finesse, c’est vraiment la tendance actuelle. Ils veulent boire des vins différents de ceux qu’ils produisent, ils commencent à comprendre et à apprécier la grande complexité, la grande élégance de nos vins.

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dimanche 13 avril 2008

Domaine de Chevalier

“Dans notre métier les choses sont inscrites dans le temps, nous précise Olivier Bernard. Quand on reprend une propriété, il faut savoir attendre le fruit de la terre. Ici, nous avons dû replanter une grande partie du vignoble, 75% des vignes, ce qui est extrêmement rare dans un grand cru de Bordeaux. Cet investissement familial a été lourd, long, mais volontaire. Depuis le début des années 2000, le vignoble est en train de restituer ce qu’on lui a donné et les derniers millésimes sont d’un niveau qualitatif rarement atteint ici. Nous avons fait des choix, tant au niveau végétal au moment des plantations en choisissant avec précision les porte-greffes, qu’en sélectionnant les cépages adaptés aux différentes parcelles de terroirs en tenant compte des endroits un peu plus frais, de ceux qui sont plus près de la forêt... On a fait des drainages importants, choisi l’orientation des rangs, un investissement réel mais finalement, c’était mieux de replanter à une époque où l’on maîtrisait la connaissance viticole, ceux qui ont replanté dans les années 1960 n’ont pas eu cette chance. Les derniers millésimes sont les vins les plus accomplis produits sur ce terroir. Il faut remonter aux années 1950 et 1960 pour voir des vins de cette structure. Cela correspond à une adéquation parfaite entre le végétal et un équipement matériel dont nous disposons et qu’il est rare de rencontrer dans d’autres propriétés. Nous avons la chance d’avoir quatre tables de tri, deux vibrantes et les deux autres où une vingtaine de personnes trient, grain par grain : les raisins sont ensuite acheminés par chariot élévateur dans les cuves pour respecter la gravité, ce qui est primordial pour conserver toutes les propriétés intrinsèques au raisin et donc ainsi l’amener en lui conservant tous ses atouts jusqu’à la vinification...”

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Millesimes

dimanche 6 avril 2008

Champagne Franck Bonville

“Nous vinifions en cuve inox notre Chardonnay Grand Cru, précise Olivier Bonville, et misons surtout sur la qualité des raisins dans la vigne afin d’élaborer des vins très purs, sur le fruit et très droits en finale. Au domaine, nous avons voulu vinifier la plus vieille parcelle de l’exploitation, “Les Belles Voyes”, en fûts de chêne. Nous souhaitions obtenir de la rondeur et des arômes plus complexes, notamment de torréfaction. Cette cuvée rend hommage à mon grand-père Franck Bonville. Elle reste confidentielle, nous n’en produisons que 2000 bouteilles, c’est un Champagne assez élitiste qui rencontre un franc succès auprès de notre clientèle française et étrangère.” Olivier Bonville nous entraîne dans les méandres de l’exploitation familiale pour goûter une cuve des dernières vendanges, un tonneau de la future cuvée Les Belles Voyes qui ne sera commercialisée qu’après un long vieillissement en cave. Des labyrinthes de galeries taillées à la main où dorment paisiblement cinq années de stock nécessaires à la lente maturation de ses cuvées de Champagne, Grand Cru Blanc de Blancs. Des vinifications classiques aux vinifications sous bois, la palette aromatique est complète. À la dégustation, les cuvées sont tout en persistance d’arômes, évoquent les agrumes et les fruits blancs et évoluent vers des notes plus complexes de mûre, de vanille et de pruneau. D’une belle longueur franche en bouche, très bien équilibrés, d’une grande richesse au palais, les vins sont tout en subtilité. L’élégance est au rendez-vous et la présentation de ces précieux flacons vient achever avec délicatesse le travail du vin.

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vendredi 28 mars 2008

Château Bélair


“Nous avons toujours eu une démarche de culture biologique : une seule exception depuis l’abandon du labour à cheval, un défanage de surface sous le rang pour la côte, précise Pascal Delbeck. Nous travaillons sur la bio-diversité, en profitant de certaines zones fragilisées du plateau pour implanter des essences autres que la vigne comme des lauriers, des noisetiers, des charmes, qui abritent le gibier et les oiseaux. La vigne étant une monoculture, on rééquilibre ainsi l’écosystème. Nous avons effectué une étude qui a conforté nos décisions concernant le choix des porte-greffes, les systèmes de drainage, ceux d’évacuation de certaines sources, ou l’enherbement. Ce profil pédologique précis nous permet de comprendre les interactions entre les différentes couches de sols, et cela nous apporte beaucoup d’informations au niveau du “stress” de la vigne, variable en fonction des différents types de sols, de la végétation, du cépage. Grâce à notre masse de calcaire, nous avons une réglementation en eau relativement constante, par capillarité, l’eau remontant de 6 ou 7 m de profondeur en été. Au chai, nous appliquons bien entendu nos principes de bio-dynamie, et refusons l’osmose inverse ou des techniques qui nivellent, en fait, la personnalité réelle du vin. Pour la vinification, afin de mieux préserver la qualité nous avons inventé, en 2004, “l’hélicopigeur”, un système à vis d’Archimède qui permet une extraction douce et aromatique au cœur de nouvelles petites cuves thermorégulées en inox, dédiées chacune à une parcelle. La macération est lente et la fermentation malolactique s’effectue sous marc, vient ensuite l’élevage qui s’effectue en barriques de chêne dont les bois sont élevés à Bélair. Le rendement moyen est de 39 hl/ha depuis une vingtaine d’années. Nous sommes attachés à produire des vins très classiques, très racés, très représentatifs de leurs terroirs, et je combats l’homogénisation. Aujourd’hui, la mode préconise, par exemple, l’utilisation de levures ou de technologies pointues qui ont tendance à uniformiser les goûts, c’est-à-dire “à faire bon mais jamais à faire grand”. Ce n’est pas notre philosophie. À Bélair, nous n’oublions pas l’esprit pour la forme”, conclut Pascal Delbeck.

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mercredi 19 mars 2008

Champagne Ellner

“Les vendanges 2007 ont été très longues et se sont étalées du 28 août jusqu’au 15 octobre, précise Michèle Ellner, la charmante épouse de Jean-Pierre.
Nous avons attendu que l’arrière-saison ensoleillée et sèche achève le mûrissement des raisins, avons récolté de très jolis Chardonnays qui donneront des Champagnes très floraux. La récolte a été globalement correcte, avec une quantité de 13 000 kg/ha.
Il y a des millésimes qui disparaissent de notre gamme, mais nous avons toujours le 1998 et le 1999, qui ont beaucoup de succès auprès des amateurs. Nous sortons le Prestige Millésimé 2000, qui plaît déjà beaucoup, un Champagne de grande qualité dans une année mythique. C’est un assemblage traditionnel (70% Chardonnay et 30% Pinot noir, vinifiés en fûts), d’une robe or clair, une cuvée au goût floral subtil et élégant. Pour le Rosé tirage 2007 en bouteilles blanches, notre présentation va varier quant à la coiffe et collerette, nous allons remanier le packaging. Notre champagne rosé d’assemblage est très recherché, il est savamment dosé, aux arômes délicats. Nous avons également à la vente la cuvée de Réserve traditionnelle 1998, 1999 et 2000, en bouteilles Séduction et Prestige. Et puis, il y a notre Jéroboam 2000, un produit phare, un vin d’exception car le Champagne vieillit mieux dans les grands flaconnages. Il nous reste très peu de Millésimé 1993, qui devient une rareté.
Nous avons en projet d’agrandir notre cuverie, ce qui est prioritaire pour être toujours au service de la qualité des grands Champagnes que nous élaborons. Nous “perçons” au grand export, notamment aux États-Unis, et c’est une satisfaction.”

Millesimes

lundi 25 février 2008

2006, 2005, 2004 et 2003 à Grand-Puy-Lacoste

“Nous poursuivons notre politique d’amélioration de la qualité, nous précise François-Xavier Borie. Pour mieux réceptionner les vendanges, nous avons inauguré début septembre 2006, une double table de tri avant et après égrappage. Nous éliminons, dès la réception des raisins, les quelques petits débris végétaux qui subsistaient du premier tri à la vigne, et nous gagnons ainsi en précision. Nous terminons la rénovation extérieure des bâtiments puis, ensuite, je projette de construire un cuvier de vieillissement pour présenter des millésimes anciens, car c’est aussi cela, le vin, permettre aux amateurs de déguster de grands vins lorsqu’ils ont vieilli quelques années en bouteilles et qu’ils sont à leur apogée.

2006 : les conditions étaient plus délicates, il y aura certainement des inégalités en fonction des propriétés. Nous nous sommes beaucoup appliqués et avons fait un très bon travail à la vigne (effeuillage, maîtrise des rendements...). Notre nouvelle table de tri nous a permis de travailler dans les meilleures conditions possibles, et nous obtenons donc de très jolis vins. Il faut bien admettre que la viticulture a fait de gros progrès ces dernières années et les vins ont gagné en régularité. Encore faut-il s’en donner les moyens. Chaque année, on se doit d’améliorer l’outil de travail pour valoriser la qualité.

2005 : sûrement la plus grande réussite depuis 25 ans, cela a été un millésime excessivement facile pour le viticulteur, si j’ose dire, c’est un vin qui a beaucoup d’amplitude, de charme, de complexité, on est vraiment dans la typicité de Grand-Puy-Lacoste, d’un très grand Pauillac. On est envoûté par la forte présence du fruit, de cassis très mûr, et cette perception se déroule sur une grande et belle trame avec beaucoup de profondeur et, surtout, une finale très longue, un vin voluptueux en bouche, qui fait rêver... Ce 2005 est d’un grand potentiel de garde, mais également très agréable dès maintenant tant l’on est séduit par ce fruit qui explose en bouche. C’est d’ailleurs une caractéristique des très grands millésimes, en effet, quand le vin est déjà formidable dans sa jeunesse. C’est un millésime que j’apprécie beaucoup surtout avec cette sève, cette trame si dense, c’est vraiment un vin à très fort potentiel, et l’exceptionnelle qualité du millésime fait penser à des 1989, 1982 et même à des 1947.

2004 : un très bon millésime qui pâtit un peu de l’ombre “médiatique” du 2005, et c’est dommage, car ce millésime se présente très bien. C’est un vin aux tanins bien mûrs, moelleux même, avec un côté épicé très charmeur, un vin droit, qui a du style. Le 2004 est moins tannique que le 2005, et devrait évoluer un peu plus rapidement. Ce sont des vins bien typés Grand Puy Lacoste avec ces arômes typiques, bien marqués et très agréables, de cassis.

2003 : les vins sont très mûrs, très charmeurs, très accessibles, peut-être moins classiques que d’habitude. Des vins qui seront agréables à boire plus rapidement. Il faut dire que depuis 1996, nous bénéficions de conditions climatiques exceptionnelles qui sont très favorables aux vins.”

Château GRAND PUY LACOSTE
(PAUILLAC)
François-Xavier Borie
BP 82
33250 Pauillac
Téléphone :05 56 59 06 66
Télécopie : 05 56 59 22 27
Email : dfxb@domainesfxborie.com


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jeudi 7 février 2008

Le २००७ à Smith-Haut-Lafitte

“Le 2007 est un millésime au cycle très long, nous précise Daniel Cathiard (sur la photo, avec son épouse, Florence), un millésime miraculeux pour les rouges. Heureusement que le mois de septembre et d’octobre nous ont apportés une sécheresse et une ventilation de nos grappes, c’était salutaire. Du coup, les concentrations se sont subitement accélérées et nous avons finalement obtenu celles que nous recherchions. Il est vrai que nous avons à Smith-Haut-Lafitte un terroir précoce extraordinaire en croupes avec de grosses graves très drainantes, cela nous a bien aidé.

Les vendanges du Sauvignon blanc ont commencé le 7 septembre avec trois tris successifs pour se terminer le 24 septembre. Un vrai travail d’orfèvre, et nous avons pris notre temps pour bien travailler. Nous sommes très impressionnés par l’équilibre des vins mais il faut préciser que leur richesse en sucre était superbe. La fraîcheur est due à une bonne acidité qui perdure, associée à la bonne maturité, des rendements faibles de 30 hl/ha, cela donne de la chair au vin et beaucoup d’équilibre, associée à la finesse. L’élevage s’est effectué un peu comme d’habitude, sans changement particulier, nous avons procédé à des bâtonnages. Les fermentations en barriques se sont bien faites et je suis agréablement surpris par la qualité. On obtient un joli gras bien souligné par une bonne tension acide. L’élevage s’effectue pour 50% en barriques neuves et 50% en barriques de vin de un an. Ce qui ressort à la dégustation, ce sont les arômes de pêche jaune associé à la belle fraîcheur.

Pour les rouges, les vendanges ont commencé très tard, le 1er octobre. Après un débourrement si précoce, vendanger si tard ne nous était jamais arrivé. C’est donc un millésime très tardif avec trois semaines supplémentaires de cycle végétatif par rapport au 2006. Nous avons terminé le 16 octobre et le ramassage a été très homogène. Les raisins étaient d’un bel équilibre avec des concentrations d’un beau potentiel alcoolique, de belles acidités et de belles saveurs aromatiques de fruits rouges et de raisins frais. La structure tannique est présente sans l’être trop, on ne prend que le meilleur. Les Cabernets étaient très beaux et le fait d’avoir attendu leur a donné cette grande intensité aromatique que j’ai rarement vu. Il a bien entendu fallu trier mais nous avions fait le choix de laisser mûrir le plus longtemps possible, même si nous savions que nous aurions moins de quantité. Nous avons des dizaines de personnes sur les tables de tries et avons préféréen profiter plutôt que rentrer le raisin trop tôt, cela aurait été au détriment de la qualité. En 2007, nous n’avons donc pas rigolé ! Nous étions très mobilisés, du début à la fin des vendanges, cela s’est bien passé, mais il fallait avoir du cran pour prendre les bonnes décisions.



Nous avons fait une vinification de baies entières, sans écraser. On a rentré les raisins comme des billes, toutes propres, toutes belles, et cela a pour conséquence des fermentations très longues. L’idée est de préserver les arômes de fruit, de fleurs et cette grande complexité. Comme en cuisine, il s’agissait d’une cuisson douce, en remuant peu. C’est un type de vinification plus délicagte, qui représente plus de risques, plus de méticulosité, mais nous sommes très vigilants. Le rouge se caractérise par de très beaux arômes de fruits frais, un bel équilibre, plus délicat que puissant, un vin assez classique et très élégant. Les dégustateurs risquent d’être agréablement surpris, je pense que ce millésime 2007 est bien meilleur que 2004, mieux que 2006, peut-être un ton en-dessous du 2005.”

jeudi 31 janvier 2008

La famille Vincent du Château de Fuissé

Jean-Jacques Vincent a passé sa vie à développer et à valoriser les 30 ha de vignes, et a créé avec son fils, Antoine, une maison de négoce “Jean-Jacques Vincent et Fils”. Ce sont maintenant ses enfants, Antoine et Bénédicte, représentant la cinquième génération, qui prennent la suite, Jean-Jacques Vincent restant pour les conseiller.

“Nous sommes très satisfaits des derniers millésimes produits sur la propriété, précise Antoine Vincent, la nature a été clémente, nous offrant de beaux étés et des vendanges sous le soleil, que demander de mieux ! Les raisins avaient un tel potentiel que ce fut un bonheur de les vinifier dans notre superbe chai qui bénéficie d’un équipement technique très perfectionné et nous permet de maîtriser parfaitement la qualité de la production. Je rends hommage à mon père qui a toujours su investir au service de la qualité, c’est d’ailleurs notre mentalité familiale, notre état d’esprit. Nous avons su donner une impulsion nouvelle à la maison de négoce “Jean-Jacques Vincent et Fils” en adjoignant aux vins des domaines familiaux, d’autres vins sélectionnés dans les vignobles voisins. Un métier où il faut avoir un certain savoir-faire, une expérience, un recul, une connaissance que mon père a su intelligemment transmettre à ses enfants pour assurer la bonne continuité de l’entreprise.”
“Mon père est toujours présent, poursuit Bénédicte Vincent-Tuimder, il a un rôle de conseil et participe aux dégustations, sélections, assemblages, mais, depuis 2003 c’est mon frère Antoine qui vinifie. Il a reçu la même formation que mon père et a étudié dans une école d’ingénieurs agronomes puis a intégré Purpan à Toulouse, où il a préparé un diplôme national d’œnologie. Il a vinifié dans tous les vignobles français et même aux États-Unis, à Long Island, où il vinifiait du Chardonnay. Pour ma part, je m’occupe surtout des particuliers, de la communication et des relations avec la presse. Nous accueillons au Domaine beaucoup de visiteurs, des amateurs et des groupes. Mon mari, Philip Tuimder, travaille avec nous depuis 2004, comme directeur commercial en France et à l’export.
La force de Château-Fuissé ce sont nos trois monopoles : “Le Clos”, “Les Combettes”, “Les Brûlés”, trois parcelles individuelles reconnues par l’INAO pourr l’excellence de leur terroir argilo-calcaire, leur bonne exposition et la production de vins très qualitatifs, une distinction un peu équivalente à celle de “Premier Cru” de Bourgogne. Nous sommes les seuls propriétaires de ces trois parcelles qui représentent 10% de notre surface totale. Ces trois terroirs ont l’avantage d’avoir des caractéristiques très différentes. “Les Brûlés” est un terroir exposé au sud sur des sols argileux produisant des vins riches, volumineux.  “Les Combettes”, avec un terrain plus calcaire donnent des vins avec plus de minéralité. “Le Clos”, la parcelle juste derrière la maison, close de murs, a beaucoup de complexité due aux 50% d’argile et 50% de calcaire. Nous vinifions et vendons ces trois monopoles Pouilly-Fuissé séparément. Nous avons aussi nos cuvées d’assemblage de parcelles Château-Fuissé Tête de Cru et Château-Fuissé Vieilles Vignes. Si on définissait le style des vins du Château-Fuissé, on pourrait dire que l’on est tout de suite séduit par la complexité et la minéralité des vins, la fraîcheur naturelle et la finesse, c’est “l’effet terroir”. Plutôt que les vins volumineux, on privilégie les vins plus purs, et pour cela, on vinifie en bloquant les fermentations malolactiques pour préserver cet équilibre acide naturel. Ce qui nous caractérise aussi, c’est la production de vins de garde d’une grande complexité qui évoluent merveilleusement bien.”

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mercredi 9 janvier 2008

Michel Garat

“Château Pavillon Bel-Air est un vignoble de 8 ha situé en Lalande-de-Pomerol, précise, Michel Garat, sur le fameux plateau de Néac, que nous avons racheté en 2003. Nous retrouvons les cépages traditionnels Merlot et Cabernet franc. Il y a aussi un hectare et demi situé sur Lalande-de-Pomerol qui s’appelle le Chapelain du Pavillon Bel Air. Nous recherchions un vin pour compléter la gamme de Château Beauregard. Le travail à la vigne ou lors de la vinification est assuré par l’équipe de Beauregard, c’est dire la qualité des soins apportés (vendanges manuelles, enherbements des vignes, nouveaux palissages, même type d’élevage, passage en barriques...). Il n’est pas question de faire les mêmes vins qu’au Château Beauregard à Pomerol, bien au contraire, le terroir de Lalande-de-Pomerol donne des vins plus vivaces, d’une belle fraîcheur, “croquants”, très fruités avec des tanins soyeux, qui possèdent une personnalité propre. Le 2003 a reçu une médaille d’Argent au Challenge International du vin 2006 et de Bronze au Decanter World Wine Awards 2006. Nos autres propriétés : Château Beauregard, un des fleurons de Pomerol : belle attaque ronde et charnue, aux arômes prononcés de fruits (fraise, cerise, myrtille), vin suave et harmonieux, très séduisant, d’un beau volume en bouche souligné par des tanins fins, d’une grande persistance raffinée. Château Bastor-Lamontagne : très belle matière riche et onctueuse, de grande concentration, aux arômes très agréables d’agrumes (citron, pamplemousse), un vin bien équilibré et d’une belle élégance. Caprice est un Sauternes, présenté dans cette jolie bouteille givrée, qui symbolise la fraîcheur et la légèreté, lui donnant une allure moderne, pour un vin qui rajeunit l’image du Sauternes. L’idée de créer cette cuvée Caprice nous est venue en discutant avec les consommateurs qui venaient goûter nos vins à la propriété. Ils trouvaient déjà notre Sauternes Bastor-Lamontagne très équilibré mais ils avaient envie, à certains moments de la journée, à table ou à l’apéritif, de déguster un Sauternes moins sucré, plus léger, pour un plaisir immédiat. Il se trouve que nous avons certains de nos terroirs sablonneux-graveleux, qui sont moins aptes à faire des liquoreux très concentrés, ces vignes se prêtent par contre parfaitement à l’élaboration de “Caprice”. Caprice est un Sauternes à part entière, un vin de terroir lui aussi,mais récolté et vinifié différemment des autres : 25 000 bouteilles par an viendront compléter notre gamme aux côtés de Château Bastor-Lamontagne, notre grand vin, Les Remparts de Bastor, le second vin de Bastor, un peu moins concentré, et Cru Bordenave, un vin pur Sémillon, issu d’un petit terroir de deux hectares et demi plantés de ceps de 45 ans, un vin de haute concentration, une vraie expression du Sauternes traditionnel.”

mardi 20 novembre 2007

Denis Blondeau-Danne

Aux côtés de sa charmante épouse, Alexandra, Denis Blondeau-Danne, amoureux de la nature, très convivial, met toute sa passion et son talent dans l’élevage de ses grands vins, associant la tradition rigoureuse de la grande Bourgogne à des vinifications très soigneusement maîtrisées. Il laisse vieillir ses vins en fûts 2 hivers pour les blancs et 3 hivers pour les rouges afin que les arômes se fondent harmonieusement. Il reste particulièrement attentif à la qualité des raisins vendangés, une qualité de matière première obligatoire sans laquelle un grand vin ne peut s’exprimer. Une attitude qui lui vaut de proposer des vins remarquables, très typés, tout en charme et en finesse qu’il faut savoir attendre et réserver car Denis Blondeau-Danne ne produit que très peu de bouteilles que les amateurs réservent d’une année sur l’autre.

“Saint-Aubin et Meursault en 2005 sont particulièrement réussis, précise Denis Blondeau-Danne, c’est un grand millésime de la veine du1985, que demander de plus après des 2004 et 2003 exceptionnelles ? Nous avons beaucoup de chance, la nature nous est très favorable et les 2006 ont été superbes, les amateurs de vin vont être comblés. Le 2004 nous offre des vins qui ont beaucoup de caractère alors que les 2005 se caractérisent par des arômes de fruits très marqués, cela donne des vins puissants avec beaucoup de gras. Les 2006 ont un peu moins de gras mais beaucoup de fruit, beaucoup de finesse et d’élégance. Ces derniers millésimes se caractérisent tous d’ailleurs par leurs arômes de fruits très présents, très agréables, toutefois les puristes peuvent les laisser vieillir trois à quatre années. Nous vous proposons également un Bourgogne passetoutgrain et un Bourgogne à consommer spontanément lors d’un bon petit repas, un Saint-Aubin 1er Cru Les Combes à partager simplement avec des amis, le Puligny-Montrachet, le Meursault 1er Cru La Pièce sous le Bois et le Volnay seront les compagnons de moments privilégiés autour d’une table de fête.
Pensez à réserver dès à présent les Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet et Criots-Bâtard-Montrachet 2006, provenant d’une vendange où la pourriture noble nous donne des vins gras et fruités.”

Voir aussi

lundi 19 novembre 2007

AgoraVox le média citoyen : Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Voir : AgoraVox le média citoyen : Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

samedi 17 novembre 2007

Pol-Roger : à tête des Premiers Grands Vins Classés

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés (voir le Classement). Une très grande maison familiale champenoise, dirigée par Patrice Noyelle et Hubert de Billy (sur la photo) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s’offrant le luxe d’une régularité qualitative exemplaire.

Pas si facile de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige”. Voir mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause...

À noter que Pol-Roger obtient le certificat de fournisseur de Champagne “Royal Warrant” de Sa Majesté la reine Élisabeth II. Cette distinction permet à Pol-Roger de faire figurer, selon des règles strictes, les armes royales de la cour d’Angleterre. La tradition de l’agrément royal remonte aux tout premiers temps de la monarchie britannique. Pour y prétendre, les fournisseurs candidats doivent livrer à un membre qualifié de la famille royale produits et services en quantité significative sur une période d’au moins 5 ans.

Rappelons que le Champagne Pol-Roger était le préféré de sir Winston Churchill qui qualifiait la maison Pol-Roger de “The world’s most drinkable address”. C’est en son honneur que la maison Pol-Roger a créé en 1984 la première cuvée de prestige Sir Winston Churchill millésimée 1975, en magnum. D’autres se sont succédé, toujours les meilleures années : 1979, 1982, 1986, 1988, 1990, 1993 et 1995.


Évidemment, ce Champagne cuvée Sir Winston Churchill 96 est un très grand vin dense, charpenté et harmonieux, de jolie robe dorée, au nez complexe (abricot), tout en finesse aromatique, alliant richesse et persistance, qu’il faut déboucher sur un homard (140 e, il les vaut, lui).

Exceptionnel Champagne Extra cuvée de Réserve 98, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et d’amande, dense et distingué à la fois, une cuvée très séduisante, très persistante, tout en élégance.

Il y a aussi ce Champagne Extra cuvée de Réserve rosé 99, un Champagne issu de 20 Grands et Premiers Crus de la Montagne de Reims et de la Côte des Blancs. Sa teinte or rose, sa robe délicate et les arômes subtils sont obtenus grâce au 15% de Pinot noir de même millésime vinifié en rouge, provenant de la Montagne de Reims. Cette cuvée a mûri 7 ans dans les caves d’Épernay, avant d’être commercialisée. Le vin, au nez de petits fruits mûrs, ferme et suave en bouche, est vineux et très fin à la fois, tout en harmonie et en fruité, tout en bouche, à savourer sur du saumon fumé comme sur un dessert aux fruits, certainement l’un des plus grands rosés champenois qui s’exprime à plein dans ce millésime, comme il le faisait dans les 96 et 95. Un champagne pour la table, à associer avec des mets tels un foie gras juste poêlé, des jambons secs aux notes fruitées, des tagines, sur une tarte fine aux pommes ou un crumble aux fruits rouges (60 e).

Le Champagne Extra cuvée de Réserve Rich est vraiment splendide, envoûtant, dense au nez comme en bouche, ample, alliant élégance et structure, un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution. Le Chardonnay 98, avec ces notes de miel et d’amande, est un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution, très fruité et corsé à la fois, à la bouche dominée par des notes caractéristiques de noisette et de pomme mûre. Remarquable rapport qualité-prix (vous lisez bien).

vendredi 16 novembre 2007

Champagne : choisir au mieux

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les "grandes" marques (certaines ne sont plus qu'un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux... Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d'autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n'en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu'un grand cru rouge, décider s'il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d'être exhaustive.



Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz... en comparaison, l'extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu'à mettre ce prix-là, c'est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m'a jamais déçu, associant complexité d'arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j'y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s'entend, merci...), ce dernier étant certainement l'une des plus belles bouteilles qui soient, je l'avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu'est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon "S" 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne - c'est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : "Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928" : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique "on en rit ou on en pleure". Cela me rappelle l'inadmissible "1 Bollinger, 1 smic"... Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s'entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c'est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c'est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €...

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l'une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge... et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l'on trouve une multitude de petits propriétaires et d'excellentes coopératives (Devaux, Vincent d'Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les "affaires" sont inexistantes dans les marques "connues" tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s'attarder (regardez vous-même avant d'acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c'est quand même pas mal, non, pour une "simple" cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l'exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l'un des meilleures cuvées de ce type, d'une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin... des maisons de propriétaires qui élèvent d'étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la "notoriété" de leur maison... Pas de raison de s'en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs




mardi 13 novembre 2007

Grands Vins : ne plus se faire avoir

Les fidèles de mes sites et Guides savent que je défends toujours le rapport qualité-prix-plaisir allié à une typicité réelle marquée par les terroirs (quand il y en a un...). Je vous renvoie à mon Classement et à une certaine éthique qui m'est chère. Hélas, 3 fois hélas, il y a des surcotations incautionnables dans les prix de certains vins.

Prenons l'appellation Margaux que je connais particulièrement bien (voir : Twenga et le comparatif des prix des châteaux pour le millésime 2003, une page que vous devriez mettre en mémoire), et précisons d'abord 3 points :

- Dans cette appellation (voir mes coups de cœur), 1 seul vin est mythique, c'est bien sûr le Château Margaux. C'est incontestablement l'un des plus grands vins rouges du monde et la démence du prix peut être admise si l'on s'en réfère au monde du luxe. Passons, donc, même s'il est regrettable d'avoir eu des hausses aussi importantes sur ce vin, et notamment sur le second vin, qui était beaucoup plus accessible autrefois. Ce qui est indécent, ce sont les différences de prix. On se contenterait largement (c'est un hasard mais ce sont les sites de mon ami Jean-François Moueix) des 950 € la bouteille demandés chez ChateauNet (la demi-bouteille est à 742,85 € chez 1855, totalement unjustifié), mais pourquoi mettre 80 € de plus chez Lavinia (1029 €) ou même 1.055 € chez Primeurs Bordeaux.

Avec ces 80 € économisés, autant s'acheter, toujours chez ChateauNet, l'exceptionnel Pavillon Rouge à seulement 70 € (30% de moins que chez Wine and Co ! ).

- Il y a des vins racés et d'un potentiel de vieillissement exceptionnels, que je "suis" depuis 30 ans, très abordables : Rauzan-Segla, Brane-Cantenac, Rauzan-Gassies, Desmirail, La Galiane (un cadeau pour une vingtaine d'euros, comme Charmant à 28,50 €). Ces vins sont souvent "oubliés" par mes confrères (américains ?) au mépris de tout bon sens ou pour d'obscures raisons... (certaines ne sont pas aussi obscures que cela).

L'avantage, c'est qu'ils bénéficient de prix particulièrement attractifs. Une cinquantaine d'euros pour un Brane ou un Rauzan-Segla (49 € chez ChateauNet), c'est justifié (pratiquement le même prix à 41 € chez 1855 pour Issan me laisse sceptique alors qu'on le trouve à 29 € chez ChateauNet...). Le Château Martinens à 16 €, c'est une affaire. Siran est également très abordable. Malescot à une soixantaine d'euros (62,90 €) me semble aussi beaucoup plus cohérent (c'est un très grand vin, remarquablement maîtrisé par Jean-Luc Züger, un vin que je "suis" depuis le début et qui évolue très bien) que Giscours à 53,40 € chez le même fournisseur ou qu'un Labégorce-Zédé à 32,50 € (le double que Martinens, je vous laisse comparer les 2 en débouchant les bouteilles).

- Il y a des prix absoluments déments : 480 € pour Lascombes (presque 10 fois plus que Brane !!!), on croit rêver. Qui a fait ce prix, en fonction de quoi, d'une bonne note chez Parker ? On remarquera que ce vin n'est même pas proposé chez ChateauNet ou même chez ChateauPrimeur, l'autre site du groupe Duclot, qui est la vraie "température" des prix réels des grands crus de Bordeaux...

Un autre exemple, toujours selon les cavistes du Net : c'est un cru éliminé de mon Guide :

- Château Kirwan 2003 chez Vins Discount : 89 € la bouteille (vendu par 6). On peut se demander s'ils connaissent vraiment la traduction du mot "discount"...

- Château Kirwan 2003 chez 1855 : 53 € la bouteille (et 19,90 € de livraison...)

- Château Kirwan 2003 chez Elzevir : 58 € la bouteille (et 21 € de livraison...)

On en rit ou on en pleure ?

Voir, pour les liens directs

dimanche 11 novembre 2007

Les Margaux que j'aime

À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.



Patrick Dussert-Gerber


Recommandé par des Influenceurs


Indispensable : le Classement 2008

Voir la Sélection de MILLESIMES




Château BRANE-CANTENAC
Henri Lurton
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 83 33
Fax. 05 57 88 72 51
Au sommet. “Le plateau de Brane, précise Henri Lurton, devant le château, est un terroir d’excellence dont on connaît les frontières géologiques. Ses graves profondes favorisent la maturation précoce. Nous savons aussi aujourd’hui qu’il bénéficie d’un régime hydrique remarquable. Les graves de surface permettent un bon drainage latéral par effet de croupe. En profondeur, des graves plus argileuses assurent une rétention d’eau modérée et suffisante. En ce qui concerne le reste de la propriété, les variations de profondeur de la nappe phréatique, la granulométrie des galets, le caractère plus ou moins sableux des sols et les microclimats délimitent trois autres types de parcelles. Sur celles-ci, un énorme travail a été accompli depuis 1992 : drainage, replantation de différents cépages en meilleure adéquation avec les sols, rehaussage du palissage pour une meilleure maturation des raisins... Je tiens à tout prix à faire perdurer le style de Brane, celui des vins qui naissent sur le plateau où se trouve le cœur qualitatif de notre vignoble. Pouvoir disposer d’un vaste ensemble dont toutes les nuances apportent quelque chose chaque année, sans dénaturer le style de référence, est une grande chance.”
Il élève ce grand Margaux 2004, de couleur intense, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes, qu’il faut bien évidemment laisser se fondre. Très beau 2003, de belle matière, aux arômes de fruits rouges confits, de truffe et de cuir, d’un très bel équilibre, de garde. 2002 : d’une belle puissance, d’un bel équilibre soyeux, complexe, avec ces senteurs de fruits rouges bien mûrs et une touche de cannelle très caractéristique. 2001 : grand vin au bouquet subtil et intense, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, avec des tanins élégants mais bien présents, de belle garde. Le Margaux Baron de Brane est régulièrement réussi.




Château DESMIRAIL
Denis Lurton
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 34 33
Fax. 05 57 88 96 27
e-mail : desmirail.accueil@free.fr
Toujours à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter. Propriété de 30 ha (60% Cabernet-Sauvignon, 39% Merlot et 1% Cabernet franc). Denis Lurton est sympathique et passionné, et s’attache à laisser s’exprimer au mieux son terroir. On retrouve tout cela dans son Margaux 2004, un grand vin, de couleur très profonde, avec des tanins intenses et savoureux à la fois, un nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de garde. Beau 2003, corsé et dense, riche en couleur comme en matière, au nez intense de fruits et d’humus. Remarquable rapport qualité-prix-typicité, ce qui n’est pas rien.




Château LA GALIANE
Christiane Renon
33460 Soussans
Tél. 05 57 88 35 27
Fax. 05 57 88 70 59
e-mail : chateaulagaliane@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/chateaulagaliane
Toujours très bien classé. Une propriétaire charmante et passionnée. L’exploitation est familiale depuis plusieurs générations (5 ha plantés de 50 % de Merlot, 45 % de Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot), dont le vignoble est réparti sur des croupes de fines graves. L’élevage est très traditionnel (pas de désherbage, vendanges manuelles, pas de filtration, soutirages fréquents...). Vous aimerez comme nous son Margaux 2004, de couleur pourpre, un vin très riche et typé, aux tanins denses, tout en bouche, légèrement épicé, avec des notes de mûre et de cuir, de garde. Le 2003 poursuit sa belle évolution, un vin qui se caractérise par un nez complexe (cassis, épices...), ample et fin, bien structuré, complet et très parfumé, de bouche harmonieuse. Excellent 2002, au nez complexe où dominent la truffe, les épices et les fruits noirs. Le 2001 est de bouche puissante et savoureuse, au nez où prédominent les épices, de charpente très élégante, très classique. Actuellement, on se fait plaisir avec le 99, aux tanins soyeux, très harmonieux, parfaitement équilibré, avec des arômes de cassis mûr. Goûtez son Margaux Château Charmant (5 ha), qui possède des vignes centenaires plantées sur des croupes de fines graves à galets abondants et labourés, aux notes persistantes de fumé, de griotte et d’épices, aux tanins ronds mais bien présents. Remarquable rapport qualité-prix.




Château MARTINENS
Simone Dulos et Jean-Pierre Seynat-Dulos
33460 Cantenac
Tél. 05 57 88 71 37
Fax. 05 57 88 38 35
e-mail : chateaumartinens@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/chateaumartinens
Jean-Pierre Seynat-Dulos allie talent et convivialité, et élève discrètement ce Margaux 2004, un grand millésime, caractérisé par un nez complexe (cassis, épices...), un vin qui allie puissance et souplesse, riche et fin, bien typé, charnu, de bouche pleine. Beau 2003, de couleur profonde, très équilibré, un vin puissant mais où la souplesse prédomine, tout en nuances, aux tanins fondus mais bien présents. Le 2002, de belle robe rubis, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d’épices, est un vin complet, rond et harmonieux. Le 2001, de couleur pourpre, est charnu comme il se doit, aux tanins fermes et savoureux à la fois, très bien élevé, tout en nuances aromatiques avec des notes de griotte et d’épices. Superbe 2000, gras et complexe, coloré, intense et charmeur, bien marqué par son terroir, riche en couleur, de garde. Le 99 est charpenté, au nez complexe de fruits mûrs et d’humus, alliant puissance et souplesse, un vin savoureux et subtil, de belle évolution comme ce 98, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante. Redégusté cette année, ce 96, très typé par le millésime, plus intense, de couleur profonde, au nez de cassis, de cuir et d’épices, aux tanins très équilibrés et souples, et le 95, de robe foncée, aux notes caractéristiques de griotte, légèrement réglissées, un vin qui allie richesse et distinction, d’une belle finale persistante.




Château RAUZAN-GASSIES
Famille Quié
33460 Margaux
Tél. 05 57 88 71 88
Fax. 05 56 59 72 83
Classé 1er Grand Vin, tant la qualité de ce cru s’associe à une gamme de prix vraiment très attractifs, ce qui est de plus en plus rare ici. Les enfants de Paul Quié, Anne-Françoise et Jean-Philippe, se passionnent comme lui pour ce superbe Margaux 2004, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, alliant finesse et structure, ample et persistant en bouche, un vin d’une grande distinction, de garde. Le 2003, de belle robe pourpre, au nez dense et subtil à la fois, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant. Très beau 2002, corsé, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, encore bien jeune, naturellement. Très classique, le 2001, au nez de griotte et de truffe, est bien charpenté, ample en bouche, aux tanins savoureux et puissants à la fois, avec une finale de cassis mûr, un vin racé, de garde. Le 2000 est dans la lignée, de couleur pourpre, avec des nuances de cuir et de cannelle en bouche, de garde. Goûtez leur excellent Haut-Médoc Château Bel-Orme-Tronquoy-de-Lalande. Même propriétaire que le Château Croizet-Bages.




Château RAUZAN-SÉGLA
Directeur : John Kolasa
33460 Margaux
Tél. 05 57 88 82 10
Fax. 05 57 88 34 54
Incontestablement au sommet. John Kolasa est le maître d’œuvre de ce très grand vin, attaché à développer la force du terroir, sans maquillage, ni fioritures. Pour mémoire, en avril 1994, la société Chanel est devenue propriétaire de cette superbe propriété de 51 ha de vignes en production (41% de Merlot, 54% de Cabernet-Sauvignon, 4% de Petit Verdot et 1% de Cabernet franc. Exceptionnel Margaux 2004, l’archétype des grandes réussites de ce millésime, racé et d’un grand classicisme, très riche, aux tanins présents, d’une belle persistance en bouche, un vin de grande évolution (voir encadré). Faites un détour à leur boutique La Cave d’Ulysse, au centre de Margaux (2, rue de Trémoille. Tél. 05 57 88 79 94), où l’on propose une large sélection des appellations bordelaises. Voir aussi le Château Canon à Saint-Émilion.




Château SIRAN
Brigitte et Édouard Miailhe
33460 Labarde
Tél. 05 57 88 34 04
Fax. 05 57 88 70 05
Très bien classé, et c’est mérité. Beau Margaux 2004, puissant, très représentatif du millésime, de couleur pourpre intense, charpenté, aux tanins riches, avec des notes de griotte mûre, encore fermé, un vin qui mérite d’être attendu. Beau 2003, concentré, dense et velouté, corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de belle évolution. Le 2002, avec des arômes de cerise noire et d’humus, est de couleur profonde, alliant concentration aromatique, richesse des tanins et distinction en bouche, vraiment savoureux, de garde. Remarquable 2001, au nez de sous-bois et d’épices, de bouche riche, tout en arômes, charnu et souple à la fois, aux tanins mûrs, de très bonne évolution. Goûtez le second vin, Le Margaux S de Siran. À la suite, le Haut-Médoc Bel Air de Siran, associant puissance et distinction, gras, charnu, où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins souples. Excellent Bordeaux Supérieur Château Saint-Jacques (nouvelle et belle étiquette), aux arômes de fruits rouges, à la fois fruité et tannique en bouche. L’accueil à la propriété est très bien organisé car les chais sont ouverts tous les jours pour les visites.

samedi 10 novembre 2007

Un vrai vin, sinon rien

On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.


Le respect des autres en rejetant l’indécence
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.

Je connais plus de 3 000 vignerons, dont un bon nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.


Défendre la typicité en rejetant le dopage
Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.

À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.

On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.


La mascarade des concours ou des primeurs
Donner son avis sur un grand cru 2006 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?

C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.

Coup de cœur pour La Paleine


Voir : Millesimes, le guide des vins

Vieux-Lazaret : la référence


Voir : Millesimes, le guide des vins

Une vraie revue de presse

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Lennon, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), Ibiza, ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, la musique classique, Paris, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), l'iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, DSK, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), la Birmanie, un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), les grèves, de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live...), Sarkozy, les vins de Toscane, Clearstream, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Cervantes, Alamut, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Opus One, Ségolène, Brad Pitt, La Lagune, les copeaux de bois, Parker, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

vendredi 9 novembre 2007

Languedoc : revenir sur terre

Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre.
On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Trois cas de figure définissent la région :
v Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont, Vieux-Moulin…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.
v Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric, Barrubio… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.
v Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 e). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir.
Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.
Le Classement 2008 vient donc récompenser ceux qui le méritent.

Les vins confiturés

Il y a plein de sites et liens (388 000…) sur Yahoo qui parle de confitures et de confitures aux vins, mais il y en, le nôtre, particulièrement bien référencé (27e place) qui dénonce, notamment sur AgoraVox, les vins “confiturés”.

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Top Rhône

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VALLEE DU RHONE

LES GRANDS VINS CHARNUS


De Vienne en Avignon, dans une gamme riche et variée, les meilleurs vins bénéficient d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa ...
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Alsace : faire Le bon choix

J’ai toujours un faible pour cette région, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges. Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Tokay. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes.
Attention à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise.
Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix sages. Le Classement 2008 vous aide à choisir les incontournables.

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Millesimes, le guide des vins

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